Le Souriant

Non, je ne vous ai pas oublié vous qui ne vivez que par mes mots. Je vous le promets, je ne vous ai pas oublié (ou juste un tout petit peu). Seulement voilà, ma vie à été plutôt mouvementée ces derniers mois. J’imagine que vous voulez tout savoir, puisque vous me lisez. Alors, laissez-moi vous raconter…

Après vous avoir abandonné dans un désespoir presque sincère, je me suis mis à chercher un travail (il faut bien payer les pâtes et la vaseline). Je me suis donc retrouvé dans une espèce de secte où les gens se lèvent particulièrement tôt pour se retrouver et distribuer à d’autres sectaires des journaux gratuits. Rien de très palpitant, mais plutôt crevant en fait. Néanmoins, sans cela, je n’aurais jamais rencontré le Souriant. Vous voulez savoir, hein ? De toute manière, je n’ai pas le temps d’attendre votre réponse.

Au début, il refusait obstinément de prendre un journal, mais me faisait de grands sourires. Ce qui m’a permis de m’assurer de sa dentition (blanche, sans nul doute). Puis un jour, voyant mon regard désespéré, il m’en a pris un. Puis le lendemain, et ainsi de suite. On a commencé à s’échanger quelques paroles, à se donner nos noms et, une chose en entraînant une autre, à aller boire un coup.

Vous vous souvenez de mes descriptions sur l’homme idéal ? Bah ce n’est pas ça du tout. Je ne dirais pas qu’il est mieux (il ne faut rien exagérer non plus), mais c’est différent. Nous nous sommes donc fréquentés pendant plusieurs mois et hier, il a enfin fait quelque chose que je voulais vous faire partager. Il a posé ses lèvres sur les miennes, sa langue à caresser la mienne et le monde à fait un tour à cent quatre-vingt degrés. Et tout cela devant une assiette de pâtes. LE RÊVE. (Pour les prédateurs qui ne m’ont pas encore harcelé, ce n’est plus la peine, le Souriant à la priorité désormais.)

J’avoue que cette situation me rend un peu moins cynique et un peu trop mièvre donc pour vous, amis, je vais entreprendre une activité dangereuse : chercher tous ses défauts. Oui, Siméon reprend du service.

 

Un dernier mot pour ne pas vous décevoir. Je m’adresse à toutes les individus démunis de personnalité qui pensent comme la masse : non, l’homosexualité n’est pas contagieuse, non, tous les homosexuels n’ont pas le sida, non, nous ne sommes pas tous des folles. En revanche, oui, vous avez l’intelligence d’une roche volcanique, non le suicide par pendaison n’est pas risqué, non la corde n’irrite pas le cou, oui, je peux vous fournir le tabouret.

A vous qui me lisez, bonsoir.

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A propos leblogdesimeon

Un homme. Un seul. C'est ce qu'il suffit pour qu'un abruti d'homosexuel tombe au fond du gouffre, avant d'arriver enfin à remonter la pente, à recommencer à zéro.
Cet article a été publié dans L'Homme idéal, La Masse, Le Souriant, Ma chasse, Ma nouvelle vie, Mon travail sectaire. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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