Comment on remonte la pente

Il paraît que la vie, c’est une sorte de paradis. Ceux qui disent ça n’ont probablement pas fait connaissance avec la dure réalité. Les choses brutes. Combien de temps faut-il pour qu’un gamin pense au suicide ? Combien d’autres gamins faut-il ? Si peu. Il peut s’agir d’un seul autre en fait. Et d’une journée. A ces âges où le fil qui nous relie à l’existence est si faible, à cette époque où l’on pense qu’une seule personne est capable de nous apporter le bonheur tant espéré… C’est bête, oui. Mais il faut croire que rien n’est plus réel que cette vie.

Alors bon, on rit, on vit, mais vous vous souvenez toutes ces choses que l’on ressent malgré nous ? On pense souvent que cette illusion est partie d’un coup. Un peu comme si le jour de nos dix-huit ans, paf !, on deviendrait moins con et cette étrangeté disparaîtrait. Bah non. Il suffit d’un garçon auquel on s’attache trop, même à vingt-et-un ans pour que cette idée revienne.

Quand il s’est tiré, mon petit éphèbe à moi, j’ai pensé que je ne vivrais plus. Il était mon oxygène, ma barre énergétique mon PQ pour me nettoyer des crasses de la vie. J’ai eu l’impression que le monde s’écroulait, que ma cuisine me tombait sur le coin de la gueule. Toutes mes questions, et toutes les réponses que je me donnais… Pas un bon compagnon, trop bordélique, pas un bon amant, trop bruyant… Et petit à petit, on en arrive à se retrouver sur le toit d’un immeuble, fringué comme un junkie.

Mais quand on a le vertige, sauter, c’est vachement dur… Heureusement d’ailleurs. Sinon, je ne pourrais pas étaler mes pattes de mouche sur la toile.

Valentin. Il s’appelait Valentin. Ça lui allait comme un gant. Et je l’aime encore. Pas comme avant, mais quand même. Je l’aime pour ce qu’il a été et pour la force qu’il m’a donné. Aujourd’hui, je l’emmerde et je recommence à zéro. C’est donc un avis à tous les hommes qui aiment les hommes :

MA CHASSE EST OUVERTE.

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A propos leblogdesimeon

Un homme. Un seul. C'est ce qu'il suffit pour qu'un abruti d'homosexuel tombe au fond du gouffre, avant d'arriver enfin à remonter la pente, à recommencer à zéro.
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