Le jour où tout a changé

J’aurais pu sauter. Oui, j’aurais pu, mais j’ai peur du vide. Et puis, je me suis demandé ce que penseraient les gens en me ramassant à la cuillère. Du coup, je n’ai pas sauté. Je regrette un peu, sans doute. Bah, ça aurait pu être drôle d’atterrir sur une petite vieille. Mais franchement, il faisait froid là haut. Et puis, je ne sais pas vraiment si ça en valait la peine. Si il en valait la peine. Vous comprenez, finir ma vie avec le sang et l’urine mélangés sur le bitume pour que dalle, c’est vraiment trop con. Mais bon, il faut peut-être que je vous explique…

Toute cette histoire a commencé il y a un an. On buvait un coup dans un bar, avec des amis, quand un serveur m’a apporté un verre de pastis avec ce petit mot : « Je suis derrière toi, j’aimerais beaucoup te voir après ta « réunion » ». Evidemment, je me suis retourné, et j’ai fondu. L’auteur de ce billet était un jeune de dix-huit ans environ, brun, finement musclé avec un air de chat. Un sourire aux lèvres, j’ai chuchoté à Max (un ami) quelque chose pour lui faire comprendre que j’avais été pris en charge. Il m’a fait signe qu’il avait compris et, ni une ni deux, j’ai dit au revoir aux autres, pris ma veste et suis parti main dans la main avec le bel inconnu.

Je vous passe les détails. Scène de luxure, conversations et puis couple. L’Idylle parfait pendant huit mois. Puis il se tire avec Max. Sale con. Là, dépression de quatre mois jusqu’au jour de cette fameuse TTS (tentative de tentative de suicide). Tout ça pour ce gosse. On m’avait bien dit que trois d’écart c’était pire à mon âge. Salope de vérité…

Mais sincèrement, un mec qui aime ta mère, baise comme un étalon en étant monté comme un âne, comment ne pas en être amoureux ? Et puis ça manque. Rendez-vous compte, quatre mois que je n’ai pas eu un seul orgasme, ça craint, non ? Pas étonnant qu’après j’ai l’envie de réunir mes fluides sur le bitume !

Mais je vais pas sauter. Non, c’est plus la peine. Et puis je vais pas y retourner, c’est épuisant. Je vais simplement attendre que Max se lasse (comme toujours), puis j’irais faire un doigt à ces deux connards.

Vous savez quoi ? J’aurais du être hétéro. Une fille c’est pas comme ça. Non, une fille m’aurait tué avant de se tirer avec un pote. J’aurais pas eu à me morfondre comme un gosse. Mais une fille… non vraiment je pouvais pas… J’aurais sûrement sauté avant de la voir les seins à l’air… Berk.

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A propos leblogdesimeon

Un homme. Un seul. C'est ce qu'il suffit pour qu'un abruti d'homosexuel tombe au fond du gouffre, avant d'arriver enfin à remonter la pente, à recommencer à zéro.
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